Haaland enterre le Brésil et propulse la Norvège vers l’inconnu

Il est un peu plus de 21h30 à MetLife Stadium quand Erling Haaland, d’une frappe qui ne laisse aucune chance au gardien brésilien, achève ce que sa tête avait commencé onze minutes plus tôt. Le Brésil, favori annoncé, repart chez lui. La Norvège, elle, entre dans une histoire qu’elle n’avait plus écrite depuis 1998.

Un doublé qui change tout

Le scénario du 5 juillet restera comme l’un des grands chocs de ces huitièmes de finale. Bruno Guimarães avait pourtant l’occasion de lancer le Brésil sur de bons rails en manquant un penalty en début de match, un raté qui a fini par peser lourd dans la balance. Face à des Auriverde privés d’efficacité malgré la présence de Vinícius Júnior et Neymar en attaque, la Norvège a fait preuve d’un réalisme presque cruel. Haaland a planté sa tête à la 79e minute, puis a scellé le score d’une frappe à la 90e. Score final : 2-1. Carlo Ancelotti, censé emmener sa sélection loin dans ce tournoi, se retrouve avec un huitième de finale à digérer et beaucoup de questions à se poser sur un secteur offensif qui n’a jamais trouvé la clé.

Sept buts, quatre matches, une seule obsession

Ce doublé porte le compteur de Haaland à sept buts en quatre rencontres depuis le début du Mondial, un rythme qu’il a maintenu face à l’Irak, au Sénégal, à la Côte d’Ivoire puis au Brésil. De quoi le hisser au rang de co-meilleur buteur du tournoi, aux côtés de Messi et Mbappé — excusez du peu comme compagnie. On savait le Norvégien capable de ce genre de série en club avec Manchester City. Le voir la reproduire sur la scène mondiale, avec l’écrasante pression d’une nation qui n’avait plus vu la Coupe du monde depuis un quart de siècle, change complètement la dimension du personnage. Ce n’est plus un simple finisseur hors norme en Premier League, c’est un joueur qui porte une sélection entière sur ses épaules et qui ne semble jamais fatigué de marquer.

Certaines sources évoquent une série impressionnante de matches internationaux consécutifs avec au moins un but pour Haaland — le chiffre exact, quatorze ou quinze selon les décomptes, reste à confirmer. Peu importe le chiffre retenu : la tendance de fond, elle, ne fait aucun doute.

La Norvège, de l’ombre à l’histoire

Il faut resituer le contexte pour mesurer l’ampleur de ce qui se joue. La Norvège, disparue des grandes compétitions pendant vingt-huit ans, n’avait plus goûté à une Coupe du monde depuis 1998. Sous la houlette de Ståle Solbakken, la sélection scandinave n’a pas seulement retrouvé le tournoi : elle a atteint les quarts de finale, une première absolue dans son histoire. Ce n’est plus une anecdote sympathique autour d’un attaquant surdoué, c’est une équipe entière qui écrit une page inédite.

Une déclaration attribuée à Haaland, selon laquelle la France remporterait cette Coupe du monde, aurait été rapportée par beIN Sports — une information qui provient d’une source unique et reste à ce stade à confirmer.

Direction l’Angleterre

La suite du programme s’annonce à peine moins spectaculaire : la Norvège affrontera l’Angleterre en quart de finale le 11 juillet. Un choc entre le pays qui a inventé le football et celui qui vient de sortir le Brésil, portée par le meilleur buteur de son histoire récente. Haaland aura-t-il l’occasion d’ajouter à sa collection ? Une chose est sûre : plus personne, désormais, ne regarde la Norvège comme un simple faire-valoir.

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