Alors que les tensions géopolitiques dans le Golfe ont entraîné la fermeture de l’espace aérien, la situation des ressortissants français à Dubaï devient un sujet de friction nationale. Face aux critiques visant spécifiquement les influenceurs installés aux Émirats, Jazz Correia a brisé le silence ce mercredi 4 mars 2026 pour dénoncer ce qu’elle considère comme un acharnement médiatique déplacé en période de crise.
Une communauté française prise au piège des tensions
Depuis le déclenchement des frappes le 28 février dernier, l’inquiétude grandit pour les milliers de Français présents sur place. Si des noms célèbres comme Nabilla, Caroline Receveur ou Maeva Ghennam occupent l’espace médiatique, Jazz rappelle une réalité statistique souvent occultée : Dubaï compte environ 340 000 ressortissants français, dont l’immense majorité n’appartient pas au monde de l’influence.
La jeune femme décrit une situation « impressionnante » mais gérée avec sang-froid par les autorités locales. Pour elle, le véritable problème ne vient pas de la gestion de crise à Dubaï, mais de la perception du conflit depuis l’Hexagone.
Le droit au retour : au-delà de la polémique fiscale
Jazz Correia fustige les plateaux TV et les réseaux sociaux qui ramènent systématiquement la détresse des expatriés à des questions d’impôts ou de choix de vie passés. Elle revendique avec force la légitimité de chaque citoyen à chercher refuge dans son pays d’origine face à l’insécurité :
• Un droit constitutionnel : « C’est totalement notre droit de rentrer en Europe », a-t-elle martelé, rappelant que la possession d’un passeport français offre une protection et un droit au rapatriement inaliénable, quelle que soit la résidence habituelle.
• La protection des familles : L’influenceuse met en avant le stress des enfants et l’angoisse des familles, demandant aux détracteurs de cesser d’assimiler toute la communauté française de Dubaï à une poignée de personnalités publiques.
« Gardez votre frustration » : une conclusion sans appel
Pour Jazz, le traitement médiatique actuel est teinté de « frustration » et de ressentiment qui n’ont aucune place dans un contexte humanitaire et sécuritaire dramatique. Son message est clair : l’heure doit être à la solidarité entre compatriotes et non au règlement de comptes sur le statut d’expatrié.
Alors que l’espace aérien reste verrouillé, le débat sur le rapatriement des Français du Golfe ne fait que commencer, opposant le droit strict à la protection consulaire et une opinion publique française de plus en plus critique envers ses célébrités exilées.