Oubliez l’image d’Épinal de la sorcière maléfique. Avec la sortie de la seconde partie de son projet « Karaba », Davinhor ne se contente pas de faire de la musique : elle répare une légende. En s’appropriant la figure mythique du conte de Kirikou, l’artiste nous livre une œuvre en deux actes qui ressemble étrangement à sa propre vie.
De la morsure à la tendresse
En février 2024, le premier volet nous présentait une Davinhor incisive, tranchante, presque impénétrable. C’était la Karaba du conte, celle qui porte une épine dans le dos, celle dont la cruauté n’est que le reflet d’une douleur immense. Mais aujourd’hui, l’épine est retirée.
Dans ce nouveau chapitre, l’armure se fissure pour laisser place à la lumière. Davinhor y explore :
• La guérison par l’amour : Loin des punchlines guerrières, elle chante l’amour qui répare les blessures laissées par la trahison.
• Le sacré de la maternité : Une thématique centrale qui agit comme le « petit Kirikou » de l’histoire, celui qui, par son innocence, ramène la femme à la vie.
• La vulnérabilité assumée : Elle n’a plus peur de montrer ses cicatrices, transformant un passé brisé en une force créatrice.
Karaba, c’est elle
Ce projet est sans doute le plus personnel de la rappeuse. En s’identifiant à cette figure féminine complexe, Davinhor raconte la trajectoire de toutes celles que l’on a jugées trop vite sans comprendre leurs silences. C’est un album de métamorphose, où l’ombre du passé finit par nourrir l’éclat du présent.
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